Jumelé à Senillé dans la vienne

Notre histoire

L’histoire

Sachez tout d’abord qu’au fil des siècles, le nom de notre village a beaucoup évolué. En effet, on trouve au moins une dizaine d’orthographes différentes dans les écrits comme par exemple Waudergen, Wallerchen ou encore Vauderchen.
Ce n’est qu’à partir de 1750 que l’orthographe actuelle s’impose définitivement : « Vaudreching » est officiellement né.

Le village fut donné à l’abbaye Sainte-Croix dès sa fondation au Moyen-âge. On y trouvait :

  • un moulin,
  • une maison seigneuriale,
  • une métairie,
  • une maison franche.

Nous savons fort peu de choses sur la vie des habitants à cette époque : leur existence se déroulait sous le contrôle :

  • Du maire qui représentait le seigneur pour rendre la justice (Le Seigneur de Bérus puis les ducs de Lorraine)
  • Du maire qui représentait l’abbé de Bouzonville.

En 1599, un incendie détruisit une partie importante du village.

A la fin du 16e siècle, la seigneurie est rachetée par le duc de Lorraine.

En 1762, le domaine de Vaudreching devient royal en même temps que celui de Bouzonville.

Quand survint la révolution française, en 1789, les biens communaux (un bois, des terres et des prés) furent partagés entre tous les habitants de la commune, ce qui allait entraîner de très grosses difficultés financières pour la commune à très long terme.

Le 30 avril 1812, la commune d’Alzing est réunie à celle de Vaudreching. Elle ne retrouvera son indépendance qu’en 1833.

Le village traversa les différentes guerres du 19e et du 20e siècle sans trop de dommages : il sera peu touché par les destructions

Signalons pour finir qu’en 1939, toute la population de Vaudreching fut évacuée dans la Vienne, plus précisément dans la commune de Sénillé pendant une année entière.
De sorte que depuis 1990, un jumelage entre les deux communes donne lieu, tous les quatre ans, à des rencontres festives entre les habitants.

Le village a été finalement délivré le 19 novembre 1944.

La population

Pour ceux qui l’ignorent, les habitants de Vaudreching se sont vus attribuer deux surnoms peu flatteurs au fil de leur histoire :

  • Les Brochkelfressern : les mangeurs de lait caillé (très consommé au village)
  • Les Walacher Intentaschterten : les tâteurs de cane (à cause des élevages de canards nombreux au village).

En 1572, Vaudreching était considéré comme un gros village de la Seigneurerie de Bérus avec environ 135 habitants.
En 1741 : il y avait 170 habitants
En 1852 : 506 habitants (soit une très forte augmentation en 100 ans à cause de l’amélioration des conditions de vie).
En 2020, ce chiffre n’a guère évolué avec 516 habitants environ.

Pendant très longtemps, la plupart des habitants étaient des paysans, des métayers, ou des manœuvres.
On trouvait néanmoins :

  • une carrière de pierres
  • un moulin
  • les infrastructures nécessaires au commerce du sel dans le village.

Quelques noms connus restent attachés à la commune de Vaudreching :

  • Pfeiffer : musicien à la cour du duc de Lorraine
  • Le docteur Regnier (médecin, collectionneur et spécialiste de l’histoire locale)
  • L’écrivain G. Bernanos dont les grands-parents se sont mariés à Vaudreching (une rue porte
    son nom).

L’école

Comme dans toutes les communes de France, l’école fut jusqu’en 1905 très liée à la paroisse et le curé (les cinéphiles se souviendront sans doute des films de « Don Camillo » …) avait autant que le maire son mot à dire lors du choix de l’instituteur car, celui-ci était rémunéré à la fois :

  • par la commune (il était souvent secrétaire de mairie)
  • et la fabrique (l’instituteur était aussi le sacristain et le sonneur).

Avant la révolution française, l’instituteur faisait classe dans une partie de sa maison car il y avait peu d’élèves.
Mais, à partir du 19e siècle, l’état impose une salle de classe suffisamment grande pour accueillir tous les élèves de la commune d’où de nombreux travaux d’aménagement : l’école de Vaudreching eut à subir entre 1844 et 1855 toute une série de désagréments comme des malfaçons, des inondations…
Il faut également rappeler qu’à cette époque l’école n’était pas gratuite : en 1839, cela revenait à 100 francs par année avec de surcroît une participation aux frais de chauffage.

C’est à partir de 1855 que les élèves s’installèrent enfin dans l’actuelle école maternelle rue Bernanos.

L’électricité ne fut installée qu’en 1929.

La paroisse

La paroisse de Vaudreching est l’une des plus anciennes du secteur.

L’Eglise, quant à elle existait déjà en 1178 et fut reconstruite par les bénédictins en 1758 pour 7000 livres.

Le premier orgue date de 1875 et provenait de la manufacture Dalstein Haerpfer de BOULAY.

Suivant l’usage ancestral, le cimetière se trouvait autour de l’Eglise afin que les morts ne soient coupés ni des vivants ni de la protection de Dieu. Il est depuis toujours resté à cet emplacement.

Quelques œuvres peuvent retenir votre attention :

  • Le « Christ de pitié » qui date du 16e siècle et est classé monument historique
  • La statue du « Bon pasteur » : pierre tombale très ancienne, œuvre de Fosset.
  • Les quatre calvaires (sur le chemin vers Alzing, le long du mur de la mairie, à l’entrée du village).

Rappelons que depuis 1954, le conseil de fabrique installe une crèche monumentale avec plus de 200 personnages et 22 moteurs.

Vaudreching en image