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Vaudreching et son histoire


                                             















L'origine de mon nom                                                                                                                        Statues du XVIème
Mon nom a subi au cours des siècles de très nombreuses transformations. Sa première
forme date de 1179 : Valdraca ou Waldraca . En 1210 on retrouve la trace
du nom Valdercka , puis Waldinga en 1314 et Waldrick en 1319. En  1450, on lit
le nom  Valdergyen, puis Walderca et Walderchen en 1544, Weyllingn en 1594,
Le  nom de Valerchen apparaît en 1599, puis Valderchen en 1606, Vallerka en 1633
et encore Valdrechen. Ce n'est qu'en 1741 qu'apparaît son nom actuel :Vaudrechin ( sans  g). Puis apparaît en 1779 peu avant la révolution,  le nom actuel Vaudreching, parfois écrit sans g.De 1871à 1918 Vaudreching prend le nom de Wallerchen (très voisin de la dénomination actuelle Walachen en francique)
Sous l'occupation  (1941 - 1944), les autorités allemandes reprennent l'ancienne dénomination Valdrick pour en faire Waldreich ( village riche en bois)
A la libération le nom Vaudreching est reconduit.
D'après H. Hiegel , le nom viendrait d'un homme germanique appelé Walter ou Waldhar.
D'après Kaspers , Waldrik serait un village dans une forêt royale dans la région des Walen, les Romans

L'église de VAUDRECHING-ALZING






L'église de Vaudreching ne présente extérieurement rien d'extraordinaire
comme style. C'est l'église du pauvre peuple à l'ombre de la riche abbaye bénédictine de Bouzonville dont elle dépendait. Seul son plafond en stuc et surtout son ancienneté lui confèrent de réelles valeurs. Il est impossible de déterminer la date de sa construction. Le fait qu'elle est « orientée » nous laisse deviner qu'elle est très ancienne.
Le chœur est orienté vers l'Est — vers le lever du soleil — et la tour à l'extrémité de ce
chœur signifie le Christ montant au Ciel, entraînant avec Lui son peuple représenté dans la nef. L'entrée principale — fermée aujourd'hui — se trouvait autrefois du côté Nord de la nef et signifiait dans la pensée des constructeurs: l'entrée ouverte au peuple païen venant du nord non encore évangélisé. C'est précisément le seuil de cette porte, creusé très profondément sous les pas de ceux qui y entraient au cours des siècles passés, qui nous laisse deviner l'âge très reculé de ce sanctuaire. Jusqu'à la Révolution française en 1789, c'était l'église paroissiale de Bouzonville, Vaudreching, Alzing, Edling, Benting, Heckling et même de Brettnach.
Un évènement historique remarquable est à citer: le 22 août 1786, les grands-parents du très célèbre écrivain BERNANOS, habitant la paroisse, furent mariés en notre église.  
Au temps de la Grande Révolution, quand les moines bénédictins de Bouzonville furent chassés, l 'abbé Antoine VING émigra en 1791 avec son vicaire, Jean HARTER à HEGGBACH dans le Wurtemberg, où il resta jusqu'en 1802. Mais son vicaire Jean Harter revint déjà en 1797 et fut nommé missionnaire de toute la vallée inférieure de la Nied. C'est grâce à lui et à d'autres missionnaires de passage que nous avons les actes religieux de cette époque troublée.
Les actes religieux conservés dans la paroisse de VAUDRECHING remontent à l'année 1653.  
                         (18/264) L'église de Vaudreching fut interdite pour vétusté en 1726 et l'évêché prescrivit l'agrandissement. (18/266) En 1759, les travaux d'agrandissement n'étant toujours pas terminés l'évêque de Metz prononça un nouvel interdit de l'édifice et on demanda à se servir de l'église abbatiale comme église paroissiale; l'abbaye refusa et les offices furent transférés à Rémelfang.
(18/142) L'église de Vaudreching fut rebâtie de fond en combles en 1758 par les bénédictins de Bouzonville pour 7000 livres,
(34) L'église de Vaudreching a été restaurée en 1864; elle contient un Christ de Pitié (XVIe) et une Vierge et St Jean de la même époque.
(ADM 2op2l ) D'après les archives municipales la restauration de l'église a été décidée en 1860 et confiée à MAILLIARD Nicolas de Bockange pour 4.016 francs avec la participation d'AIzing. (ADM 3E826) Charles et Joseph Zayer de Hargarten, tailleurs de pierres, ont travaillé à l'église de Vaudreching.
(64-6/33)- Le 11 avril 1940, l'armée française récupère les trois cloches de l'église pesant respectivement 350, 500 et 600 kg que l'on actionnait manuellement.
                                       La grotte de Lourdes a été érigée en 1966 dans l'ancien jardin du presbytère.
 
LES SEIGNEURS
En 1033, lors de la fondation de l'abbaye de Bouzonville, Vaudreching fait partie des terres de l'abbaye avec les droits seigneuriaux et ecclésiastiques.
 Vers 1030 lorsque Adalbert rentre de Terre Sainte après la Croisade, sa femme Judith qui n'espérait plus son retour avait transformé le château de Bouzonville en abbaye, aussi ils se retirèrent à la maison prévôtale de Vaudreching où Adalbert mourut le 30 juin 1034.
En septembre 1281, Ferri III, duc de Lorraine, achète des prés et des champs des bénédictins à Vaudreching.
Les Bénédictins de Bouzonville élèvent à Vaudreching un moulin, une maison seigneuriale et une métairie qui sont en franchise de toutes charges vis à vis de la cour des comptes de Lorraine.
L'abbaye de Rettel y avait aussi des biens.
En 1585, Vaudreching est une possession du duc de Lorraine dans la châtellenie de Bérus mais uniquement pour la haute justice.
Le 19 août 1599, les plaids annaux précisent que les habitants de Vaudreching qui trouvent dans la forêt des mouches à miel, peuvent couper l'arbre qui les porte mais doivent donner la moitié des abeilles à l'abbaye de Bouzonville.
On nous apprend aussi que la haute justice appartenait à la justice bailliagère ducale de Bérus.
En 1599 le eigneur de Bourg-Esch exerce depuis longtemps les fonctions de voués pour l'abbaye de Bouzonville et il y possède une maison appelée maison de Bourgesch.  Les seigneurs voués perçoivent les mêmes droits que l'abbaye de Bouzonville: chaque habitant doit annuellement à la St Remy, une quarte de froment par quart de jour de terre cultivée. Chaque habitant paie aussi en Schafftgeld 3 frs 10 gros par an et chaque maison bâtie doit une oie à la St Etienne du mois d'août et une poule au Carnaval. D'après le recensement du 12 septembre 1701, Christophe Guillaume de Haen perçoit à Vaudreching 28 oies et 28 poules provenant des maisons de la vouerie : ces maisons sont celles de Samson Kab, Nicolas Heitz, Péter Philippes, Johannes Pick, Seimetz Schumacher, Adams Bernz, Léonard Fink, Jean Klamm, Pierre Lesieur, Adam Jàger et les masures de Pierre Philippe, de Jean Pick, Adam Berenz, Jean Oliger, Nicolas Scholer, Worin Zeller, Johann Schlinckert, Johannes Karcher, Schmietz Michel, Welsch Sontag, Diderich Kolbus, Clés Dûppenweiller, Jean Lanios, Heisen Dietz, Clas Oliger, Nicolas Johann, Birker Mathes et Nicolas Heitz.
Pardevant moy, Tabellion général en Lorraine et gardenotte de la prévôté de Vaidrevange, Bouzonville et terre de Bérus, ont comparu en personne le Sieur Christophe Guillaume de Haën, chevalier, seigneur avoué de Bouzonville et Vaudreching, afiablé de messire Philippe François de Haën, chevalier, seigneur de Bourg-Esch, capitaine et prévôt pour S.A. Roy, offices de Siesbourg, Merzig et Sargau, lequel nous a déclaré qu'en conformité des anciens actes du château et Seigneurie de Bourg-Esch et ceux de son passage à lui obtenus, il lui est du annuellement sur les maisons pour sa vouerie dans les villages de Bouzonville et de Vaudreching la quantité de 39 oies et pareil nombre de poules non compris celles qui sont dues comme salaires aux mayeurs et sergents des lieux dont il se nomme que dedans le lieu de Bouzonville il l'a payé ordinairement onze oies et autant de poules et à Vaudreching vingt huit oies et vingt huit poules; faisant en tout dans les deux lieux trente neuf de chacune des deux espèces, y compris une maison à Guisching (outre ceux qui sont dues aux mayeurs et sergents) et comme par le malheur des gueux la plus part des maisons sont tombées en ruines et redevenu masures, il avait fait assembler les moines et gens de justice des lieux pour faire ma déclaration des maisons et masures sujettes au paiement des oyes et des poulies. En conséquence de quoi ils avaient déclarés que sur toutes maisons... sur le fond de la vouerie dans lesquelles la fumée, la ...... et l'eau goutte, ils doivent au sergent voué qui est présentement le sieur Christophe Guillaume de Haën pour chacun an dans le temps de Carnavales une poulie et au jour de la St Estienne au mois d'août un® oye et que dedans le lieu de Bouzonville il n'y a présentement que deux maisons en état situées sur la vouerie dont l'une est habitée par Jean Lanios et l'autre par Jean Reichart et que les autres au nombre de neuf sont réduites en masures desquelles les Révérends Pères de l'abbaye de Bouzonville auraient compris deux dans la clôture de leur jardin dont l'une appartenait à Péter Wirts et l'autre à Péter Schlincquerts et quant aux autres sept, des masures. Une appartient à Friderich Meyer, la seconde à Dietz Becker, la troisième à Péter Claude, la quatrième à Diederique Steinmetzer, la cinquième à Hilten Johann, la sixième à Schauten Johannes, la septième à Mathes Clam situé au lieu. Bien entendu néanmoins quand il y a différents ménages dans une même maison faisant différents feux chacun doit payer une poule et une oye en particulier et que ainsy le nombre des oyes et poulies se peut augmenter et diminuer et quant au village de Vaudreching il se trouvait présentement dix maisons en états toutes dépendantes de la vouerie et vingt et une réduites en masures lesquelles toutes sont sujet au payement des oyes et poulies dont celles qui sont encore en état sont appelées comme s'ensuit:
la maison de Meyers Samson Kab la maison de Nicolas Heitz la maison de Joannes Pick la maison de Seimetz Schumacher la maison d'Adams Berenz la maison de Léonard Finck la maison de Jean Klaum ou Klanun la maison de Pierre Le Sieur la maison d'Antoine Jàger
Item une masure aux époux Pierre Philippe dont les héritiers ne sont pas encore connus Item une masure appartenante à Jean Pick Item encore une masure située au cotte appartenante au même Jean Pique Item une masure appartenante à Adam Berenz Item une masure appartenant à Jean Oliger Item une masure appartenant à Nicolas Scholer Item une masure appartenant à Worn Zeller etconsors Une grange qui était ci-devant une maison appartenant aux héritiers de Zeimetz Schumacker Item une masure appartenant aux héritiers de Jean Schlinkert Item une masure appartenant à Joannes Karcher Item une masure appartenant à Schrictz Michel Item une masure appartenant aux héritiers de Welsch Sontag Item une masure appartenant à Diderich Kolbus située entre les Diderich Kolbus et Hans Klamm Item une masure appartenant à Ches Dûppenweiller Item une masure appartenant à Jean Lanios et consors Item une masure appartenant à Heisen Dietz et consors Item une masure appartenant à Clas Oliger Item une masure appartenant aux héritiers de Nicolas Johann Item une masure appartenant aux héritiers de Birker Mathes Item une masure appartenant aux héritiers de Nicolas Heitz
Déclarons les mayeurs et échevins et gens de justice ne "savais aucune autre maison ni masure sujette aux droits dépendant de la vouerie. Proposons cependant si il ouï une quelque autre à leur connaissance de la vérifier aussitôt qu'il y sera venue. En sus de quoi, ils ont signé et sous-marqué les présentes conjointement aux Messieurs Christophe Guillaume et Philippe François de Haên avec moi tabellion soussigné résident à Bouzonville.
Bouzonville le douzième septembre mil sept cent un.
En août 1599, Jean Huait, lieutenant général du bailliage reconnaît que l'abbé de Bouzonville a le droit de prélever un droit de panage de 4 pricottes sur les pores chassés à la glandée dans la forêt de Vaudreching de la St Remy à la Ste Gertrude le 17 mars. Le surplus de la glandée après le 15 novembre est à partager entre l'abbé et la communauté. En 1599 sur plainte de l'abbé contre les excès des habitants de Vaudreching, le lieutenant général décide que les gens pourront prendre du bois de maronage et d'affouage mais avec interdiction d'en revendre.
En 1600 les héritiers des seigneurs de Siersberg vendent leurs droits au maître des rentes, Ludwin Bockenheimer, de Vaudreching avec l'accord de Charles 111 de Lorraine.
En 1611 Jean Louis de Hohensaxen est seigneur foncier suite au partage de lachâtellenie de Bérus.
En 1616, Henri de Lorraine, abbé commendataire de l'abbaye de Bouzonville, afferma la maison franche de Vaudreching et le droit de tenir troupeau à part à Mathieu Croizet, receveur de l'abbaye à la condition de fournir les bêtes mâles pour Bouzonville.
La forêt de Vaudreching et d'AIzing que possédait l'abbaye de Bouzonville couvrait 1500 arpents.
 En 1619 le sieur Nicolas Pistor prononce un arbitrage entre les abbayes de Freistroff et de Bouzonville à propos des terres sises à Vaudreching. L'abbaye de Bouzonville était propriétaire des forêts de Vaudreching et souvent elles étaient l'objet de litiges avec les habitants en particulier à propos des droits de glandée.
L'abbaye de Bouzonville a tous les droits de juridiction à Vaudreching., sauf la haute justice qui appartient à la châtellenie de Bérus.
Le 3 juillet 1681 Georges Armand de Zandt fait ses aveux et dénombrements pour les dépendances de sa maison de Siersberg brûlée en 1677. Y figure en particulier Vallerchen.
De Haen cède à de Chaise la moitié de la vouerie de Bouzonville et de Vaudreching en 1740 moyennant 6000 livres consistant en la moitié de 43 quartes et demie de blé, mesure de Vaudrevange, faisant 40 mesures de Sarrelouis et 2 quartes d'avoine, la moitié des poules et des oies dues par les propriétaires et porterions de ladite vouerie soit 14 poules et autant d'oies.
En niai 1755 le grand veneur de Lorraine, le comte Jacques de Lignéville, grand bailli de Boulay, se réserve le droit de chasse dans les forêts de Vaudreching.
 En 1762, le domaine royal de Bouzonville et Vaudreching fut ascensé à Pierre SCHOLTUS, greffier en chef des eaux et forêts de Bouzonville. Ce domaine était constitué de 2 parties : la première venait du domaine de Bouzonville et comprenait des droits à Vaudreching, ainsi que les hautes amendes champêtres et le droit de troupeau à part. La seconde partie relevait du domaine de Bérus et comprenait les redevances et droits dus au roi par les communautés de Bouzonville, Vaudreching , AIzing et Edling. Le tout était ascencé pour 800 livres par an.
Location des droits domaniaux appartenant au Roy dans les domaines de Bouzonville et Bérus sis à Bouzonville, Vaudreching, AIzing, Schreckling, Voeifling, Ediing et Brettnach à l'exception : du droit de bouchon et d'enseigne des corvées dues au château de Bérus des droits de "faciene" de bière des droits de jauge des droits de "rifflerie" et de "chatrerie"
Le tout est adjugé pour 1.600 livres à Pierre SCHOLTUS, receveur des bois et greffier des la maîtrise de Bouzonville.

LE CAHIER DES DOLEANCES DE 1789                            
   Plaintes, doléances et remontrances de la communauté de Vaudreching
Ce jourd'hui, mars 1789, relativement à la volonté de Sa Majesté portée par ses lettres et ordonnances, ainsi que par celle de notre bailli du bailliage de Bouzonville, ayant eu connaissance par la lecture et explication faites au prône du dimanche, 1er de ce mois, de l'une et de l'autre par M. le Curé, avons à cette fin convoqué tous les habitants nés français de notre communauté de comparaître par devant nous André Qobin, maire de ce lieu, pour procéder à la rédaction du cahier des plaintes, doléances et remontrances que notre communauté entend faire à Sa Majesté; étant assemblés, avons vaqué au dit cahier comme il suit : 1/      Avons l'honneur de représenter la fatalité des maîtrises, qui, par leurs hauts prix pour marquer nos bois et coupes d'affouage, prennent 3 livres 10 sols pour chaque arpent, tandis que souvent lesdits arpents ne contiennent pas de bois pour cette valeur, puisque nos bois sont actuellement bien faibles, les ayant déjà plusieurs fois coupés dans ce siècle, tandis que les bois attenant aux nôtres et appartenant aux communautés voisines sont dans un meilleur état que les nôtres et ne sont pas marqués par la maîtrise, simplement par la communauté à l'assistance du juge garde de leur haute justice. Et ces maîtrises soutiennent des forestiers qui font des rapports souvent injustes et ruinent le peuple et le produit des bois au profit des communautés, provenant des chablis, amendes, est déposé dans les caisses des receveurs des domaines et bois, et sont les communautés obligées d'en dépenser une grande partie pour les ravoir et retirer des mains desdits receveurs, par des placets, mandements et voyages, au lieu que, si Sa Majesté ordonnait que dans les communautés on nommerait un notable habitant à qui l'on remettrait ledit produit pour enfin au besoin pouvoir le ravoir, du moins sans frais, Sa Majesté pourrait aisément révoquer toutes les maîtrises, inutiles et nuisibles au peuple, et ordonner que chaque communauté garderait son bois en règle.
2l       Représentons à Sa Majesté que beaucoup d'inconvénient croit dans notre province par la cherté du sel et tabac. Le sel se fait dans notre province, et les sujets d'icelle sont forcés de prendre et de payer le plus mauvais 6 sols 3 deniers la livre, tandis que les étrangers ne payent la livre de bon sel que 18 deniers ; que bien des pauvres gens qui ont de gros ménages, une nombreuse famille, ne sont pas dans le cas d'acheter ce mauvais sel si cher. Aussi sont ils souventefois obligés de prendre leur soupe, déjà maigre, sans sel; c'est ce qui est cause de maladies tant humaines que bestiales. Et considérez le grand tort que l'on fait à vos sujets de cette province, elle fournit le bois aux salines ; les employés, malgré vos ordres, laissent passer les bois aux pays étrangers, ainsi que le bon sel; c'est donc les étrangers qui en profitent, et vos sujets en souffrent. Si Sa Majesté avait la bonté de révoquer la ferme et ce grand nombre d'employés qui ruinent les états et le peuple par des sommes immenses qu'ils dépensent journellement mal à propos.
3/       Représentons à Sa Majesté la facilité de notre bailliage d'entreprendre des procès de peu de conséquence et quelque fois de nulle valeur, qu'ils font traîner par des remises et par d'autres moyens de chicane qui leur servent à prolonger les procès aussi longtemps qu'ils trouvent les parties plaidantes assez solvables pour payer les frais, et par ce moyen tous ceux qui sont obligés à se pourvoir à la justice ordinaire, sont assurément ruinés ; et par ce moyen ils attirent tous les biens fonds des villages proches voisins à leur avantage, puisque l'on peut prouver que dans nos voisinages il y avait de simples laboureurs qui, en 1705, possédaient jusqu'à 100 jours de terres à eux propres, et aujourd'hui leurs héritiers ne possèdent pas un quart de jour de terre ni pré en propre, tant la justice ruine le peuple. Nous prions donc Sa Majesté de remédier et d'ordonner et régler la durée des procès, et pour quelle valeur l'on serait autorisé d'entreprendre un procès.
4/       Représentons à Sa Majesté les grands abus qui se trouvent dans votre royaume, et spécialement en nos cantons; ce sont les abbés commendataires qui relaissent leurs revenus à des admodiateurs, chicaneurs et avares, qui enlèvent tous les grains provenant des dîmes et rentes y attachées et les transportent aux étrangers, qui causent souvent la famine en nos cantons. Qui plus est, ils chagrinent les habitants de leur dépendance en exigeant des droits qu'ils veulent nommer droit capital, tiers deniers, oies, poules, chapons, oeufs, et corvées, sans titres. Même l'on a déjà plusieurs fois demandé qu'ils aient à montrer leurs titres réels sur lesquels ils prétendent lesdits droits y dénommés, mais l'on n'a pas encore pu parvenir à les voir : il est à présumer qu'ils n'en ont point. Si Sa Majesté prenait les revenus de ces abbés à son profit et faisait rester les grains dans chaque endroit où ils se cultivent pour enfin être vendus*à vos sbjets, c'est ce qui ferait un grand soulagement à votre peuple et beaucoup de profit à Sa Majesté.
5/       Avons l'honneur de représenter à Sa Majesté l'inutilité des archers, en mettant des cavaliers militaires à leur place, qui feraient les mêmes fonctions. Et quelle épargne pour Sa Majesté en les réformant ! La sûreté publique serait également soutenue, et encore mieux, par des cavaliers militaires que par la maréchaussée.
6/       Notre communauté à l'honneur de représenter à Sa Majesté qu'elle est trop chargée des troupeaux des communautés voisines, tant de bêtes rouges que de bêtes blanches, qui se font un droit par coutume de la vaine pâture sur notre ban. Il serait une grande justice et bien s'il était ordonné par Sa Majesté que chaque communauté resta sur leur ban avec leurs troupeaux.
7l       Avons l'honneur de représenter à Sa Majesté que l'édit des clôtures nous fait un grand tort, spécialement à notre communauté, à laquelle le second surpoil appartient depuis la création du monde jusqu'à présent, et la coutume est dans notre communauté, de partager ce dit second poil, également à chaque habitant, de tous les prés, et tous les habitants étaient dans le cas de nourrir, jusqu'au moindre, une vache pour soutenir leurs pauvres familles, quelquefois bien nombreuses, quoique pauvres. Mais depuis cet édit la moitié n'est pas dans le cas de nourrir seulement une chèvre, tant les portions sont présentement petites, et cela à cause que les religieux bénédictins ont le tiers, et même les meilleurs de nos prés, et ils les ont fait tous clore, et encore d'autres bourgeois de la ville et d'autres lieux qui font clore seulement après la sortie des foins pour avoir le regain et nous en priver, si bien que la plupart de nos habitants ne sont plus en état de s'acquitter de leur cote d'imposition qui est sur ce dit profit imposée, en étant privés. Prions Sa Majesté de lever un édit si doléant au menu peuple, pour pouvoir jouir du second surpoil comme ci-devant.
Et, après la rédaction du présent cahier.... ont lesdits comparants procédé à l'élection de leurs deux députés... Christophe Bildé et Mathias Eppinger, deux habitants de notre communauté....
Et ont une partie des habitants, ceux qui savent signer, avec lesdits deux députés, signé tant le présent cahier et procès verbal que le duplicata, et nous avons présentement remis à nos députés le présent procès verbal pour constater leurs pouvoirs et ils ont promis de s'y conformer en tout ce qui est prescrit, lesdits jour et an.
Andere Goben, maire ; Christophe Bildé, syndic; Jacob Dalstin; J.Pitt Diderching; N.H.; marque de Paul Hening; Jean Jene; Nicolas Kin; F.Becker; Jobis; Jean Engelinger ; Grimbert ; Nicolas Schneider; Joseph Mangin; Frantz Ewelinger ; Anton EItz; Jacob Kiffer; Johanes Engliner; Johannes Wilbois; Pierre Kieffer; Gorg Graf, Jacques Godar; N; Heitz; Jean Pattis Ving; Jean Masson; Jorge Lingen; Didier Godart; Christophe Bildé député (c'est le syndic) et Mathias Eppinger, député.
  
  
Les Sobriquets :  
Les Brockelfressem = les mangeurs de lait caillé
Ce lait caillé avec des pommes de terre rôties constituaient la base du repas du soir dans les pays de la Nied. Les gens de Vaudreching n'en consommaient sans doute pas plus que les autres mais sans doute qu'ils allaient en vendre à la ville voisine de Bouzonvill qui étaient les Busendrower Botterfressern, les mangeurs de beurre de Bouzonville.
Les Walacher Intentaschterten = les tâteurs de canes
Une petite rivière, aujourd'hui remblayée, traversait Vaudreching et se jetait dans la Nied, ce confluent était alors un lieu idéal pour le canards. Les canes ayant tendance à pondre au bord de l'eau, leur propriétaire avait l'habitude avant de les lâcher de les palper pour savoir un oeuf était formé et dans l'affirmative de consigner la cane jusqu'à la ponte.  
                                                                                                              



LES ARMOIRIES COMMUNALES

PORTE D'AZUR,A LA CROIX ALESEE D'OR,                                                                         VOIR AUSSI l'HISTOIRE DE L'ABBE  VING
A LA COLOMBE du ST-ESPRIT tenant en son bec                                       
la SAINTE AMPOULE D'ARGENT brochant sur la CROIX                                                            VOIR AUSSI l'HISTOIRE DES ECOLES






Signification : Blason inspiré de celui de l'abbaye de St-Coix de Bouzonville à laquelle appartenait Vaudreching. La colombe avec la Ste Ampoule du sacre des rois de France est l'emblème de St Rémi, patron du village.
 

NB Renseignements extraits d'une notice éditée par la SOCIÉTÉ  D' HISTOIRE et D' ARCHÉOLOGIE des pays de la NIED
en collaboration avec M. J.M. Seiwert de Vaudreching.